 | Sujet: Re: petite correction! Jeu 29 Déc - 11:52 | |
| Coucou ^^ Voilà la suite (et fin!) de ta correction. J'espère qu'elle te conviendra  Bonne journée ! | Spoiler: | | | Les grimoires Truniens
Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 82
C’est en s’enfonçant chaque jour davantage dans les terres pour trouver de nouvelles matières premières que nous avons découvert avec surprise des traces de civilisation. C’est sans aucun doute un vestige d’une vieille mine à ciel ouvert désaffectée sur lequel (s'accorde avec le vestige) nous sommes tombés. Des restes de maisons primaires en bois tiennent encore debout, et nous avons même trouvé des sortes d’outils qui ont surement servi (sans "s") à récupérer le minerai. Nous avons fait porter un message au roi pour l’avertir, et continuons notre exploration avec précaution.
Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 97
Ça y est, aujourd’hui l’un d’entre nous a aperçu un de ces êtres. Plutôt fort et grand, il avait une peau foncée et de longs cheveux d’un noir de jais. Alerté par le cri de notre compagnon, nous avons voulu nous approcher mais l’être s’était déjà sauvé. Qui est-il? Qui sont-ils? Nous avons reçu un mot du roi nous prévenant qu’un convoi d’armes et une troupe nous parviendraient bientôt. Nous arrêterons donc l’exploration ici en les attendant, nous contentant de fouiller les parages à la recherche (sans "s") d’indications sur cette trouvaille. Nous ne serions donc pas les seuls êtres intelligents de ce monde ? Ceci dit, les ruines découvertes nous indiquent avec relativement assez de certitude qu’ils ne sont pas aussi développés que nous.
Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 143
Nous avons reçu le convoi depuis 21 jours, aussi nous nous enfonçons davantage dans les terres. Ils doivent avoir été alertés, pourtant nous n’avons croisé personne. Étrange. Peut être était-ce juste un éclaireur. Qui sait sur quoi nous allons tomber. Habituellement si calmes, nous sommes tous tendus et nerveux, quelques embrouilles ont même fait irruption dans le campement. Pourvu que nous les rencontrions bientôt.
Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 143
Ça y est, nous les avons trouvés! Petit à petit, les bois se sont éclaircis, et c’est avec stupeur que sous nos yeux s’est dessinée une vaste plaine striée, des rangs bien droits de diverses cultures. Encore plus loin nous pouvions distinguer des toits faits d’une sorte de paille. La colonne s’est avancée en silence sur un chemin visiblement pavé volontairement, et après une bonne vingtaine de minutes nous sommes arrivés dans le village. Ils étaient à peine une dizaine. Des travailleurs sans doute. Ils ont immédiatement stoppé (sans "s") leurs occupations, et l’un d’entre eux est parti en courant vers ce qui m’a alors paru être la plus grande bâtisse. Des êtres pacifiques, musclés par leur travaux dans les champs, des gens qui aiment la bonne chère, et ne se soucient pas de la richesse de leur sol…
Étude comportementale de l’ethnologue Nauris [extrait]
Il est tout à fait singulier d’étudier la vie et l’histoire de ce peuple qui se nomme Trunien. Je n’ai pas réussi à situer la date de leur apparition, mais celle-ci est peut être aussi lointaine que celle des Ertz. Il faut savoir que ce peuple ne parlait pas tout à fait notre langue, mais la racine était la même, nous les avons facilement éduqués pour qu’ils apprennent à parler correctement, et avons réussi (sans "t") à retracer en gros leur vie. Chose surprenante, ces Truniens n’ont quasiment pas évolué (sans "s"). Ils sont passés, cela va sans dire, par les différents stades de l’évolution tels que les Ertz les définissent, mais n’ont apparemment pas montré au fil des siècles plus de volonté que cela à évoluer vers une vie meilleure, se contentant de ce qu’ils avaient déjà appris et des ressources qu’ils avaient sous la main.
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Ils avaient une écriture assez simple, et connaissaient également des notions de mathématiques leur servant pour cultiver, mais c’était un art réservé aux chefs des villages. Dans ce qu’ils considèrent comme étant leur capitale, nous avons rencontré une sorte de gouvernement, assez vague, doté d’une administration un peu obsolète et peu efficace. A force d’étudier leurs champs, nous avons constaté que leurs connaissances dans ce domaine étaient bien plus grandes que ce que nous supposions, à vrai dire ils ont même inventé des systèmes d’irrigation (sans "s") tout à fait extraordinaires. Leur sol est fertile, et leur production est bonne, c’est pour cela que rapidement après les avoir rencontrés pour la première fois, lorsque nos savants réussirent à les comprendre, nous avons établi quelques voies de commerce avec eux. Comme ils ne possédaient pas de monnaie à l’époque, nous avons fait du troc de ressources, victuailles ou minerai contre les notions d’éducation qui leur manquait. La langue, les matématiques, la gestion, nous avons même créé des écoles, leur avons montré comment consolider leurs bâtiments, bref tout ce qu'il était possible d’apprendre pour eux, sans toutefois leur dévoiler nos avancées techniques.
Il est un fait que je dois absolument consigner. Ces Truniens possèdent quasiment tous un compagnon animal qu’ils nomment familier. A première vue, ce n’était rien de plus que de vulgaires animaux de compagnie. Mais nos études nous ont confirmé ce que leurs légendes orales et ce qu’eux même nous avait certifié (sans "s") : ils possédaient une sorte de don pour se faire obéir des bêtes, et nul ne pouvait vivre sans partager son existence avec un animal, même le plus simple. Je suis moi-même allé sur leurs terres, et j’ai observé ces familiers. Leurs yeux brillent d’une intelligence peu commune, et ils sont fidèles et obéissants en tout point de vue à leurs maîtres. Dans les champs, dans les mines, le bétail travaille sans se ménager et sait exactement quoi faire. C’est un fait avéré, j’ignore comment un tel don existe, mais il existe bel et bien. J’ai eu vent il y a de cela quelques jours que certains scientifiques avait récupéré des ouvriers inaptes au travail pour étudier de plus près cette curieuse capacité. Peut être découvriront ils quelque chose… J’en reviens à mon sujet principal.
Les Truniens aiment festoyer, cela se voit rien qu’au nombre élevé de tavernes que l’on trouve dans leurs villes, même les villages les plus simples ont leur taverne où ils se retrouvent pour commenter leur journée et prendre un repas en famille. Les animaux sont bien dressés, j’ai pu observer que souvent les jeunes sont accompagnés de mulots, d’oiseaux, voir d’un chat ou d’un chien, mais que passé leur adolescence ils partent dans les bois dits sacrés pour y exécuter une sorte de rite païen et en revenir avec des animaux plus gros. Parfois, ils se lient avec des bêtes de somme dans les fermes de leurs parents. Il n’a rien d’étonnant je pense à ce que mon peuple supérieur ait finit par se servir d’eux pour exploiter les mines. Nous avons mené les choses en douceur, aussi ils ne se sont pas tout de suite rendu compte de leur nouvelle condition. Quand les choses se sont corsées et qu’ils ont commencé à se rebeller, notre supériorité militaire les a réduits à notre merci. Ce sont désormais nos serviteurs.
Archives Ertz, ère de la deuxième exploration, journal du citoyen Haurg
C’est avec stupeur que nous avons découvert aujourd’hui l’existence d’un autre peuple que celui des Ertz. Ils parlent une langue étrange, qui parfois ressemble à la notre. Nos explorateurs les ont découvert lors d’une mission de reconnaissance pour dénicher de nouveaux filons de matières à exploiter, notre sous sol pauvre étant quasiment épuisé. Qui sait ce que cela va donner ?
Mémoires de Truny [extrait]
Gérant Guy de Lombes, sous domination Ertz
Certes, ils nous ont appris beaucoup de choses, certes nous sommes plus cultivés qu’avant. Est-ce une bonne chose? Tout ce que nous savons, c’est que cet état d’esclavage ne peut plus durer. Il y a 100 ans les anciennes générations ont voulu se rebeller, hélas elles se sont faites anéantir ("elle ont été anéanties" ?) par les armes de ces Ertz. Depuis, nous avons voulu nous infiltrer, essayer de récupérer ces armes, mais il n’y a rien à faire, ils pensent à tout et n’ont visiblement pas de faille. Seulement notre état n’a fait qu’empirer. Nombreux sont les nôtres qui ont disparu du jour au lendemain, surement pour servir de cobayes à ces êtres immondes. Nos conditions de vie dans les mines ont empiré, et dans chaque village un regroupement armé veille sur nous, surveille nos jeunes qui partent se lier avec leur familiers, ils sont dans nos villes pour surveiller nos comptes, ils s’approprient une large part de nos récoltes pour les emmener dans leur pays. Le seul moyen pour nous de se révolter, c’est d’agir avec ce que nous avons, nos familiers. Les vieux contes racontent qu’autrefois, nous n’étions pas un peuple uni, ce qui entraîna une guerre terrible et que les familiers combattaient pour leurs maitres. Nous ferons donc pareil. A tous nos jeunes, nous faisons du mieux possible, passez le message, liez vous avec des bêtes féroces, liez vous avec les loups, liez vous avec les ours. Nous les envoyons de plus en plus dans les bois sacrés au nord du pays, car la frontière avec la jungle est proche.
Gérant Franco Lops, sous domination Ertz
La révolte de mon prédécesseur s’est vite faite étouffer (a vite été étouffée, ou s'est vite vue étouffer). Ces chiens Ertziens étaient encore trop fortement armés contre nos bêtes. Pourtant nous ne désespérons pas, il faut continuer, il faut aller plus loin dans les jungles et en ramener des lions, des panthères, dans quelques années ils auront endormi (sans "t") leur méfiance, et alors nous les aurons par surprise, nous nous serons suffisamment entraînés pour les vaincre…
Le récit de Jauel Trands [extrait]
Ça y est! J’ai enfin l’âge requis pour aller trouver mon propre familier, celui qui me suivra toute ma vie! La sortie de la capitale fut rude, mon père, le gérant actuel, m’a bien dit et redit ce qu’il fallait que je fasse : me faufiler au travers les barrières des Ertz, et gagner le nord du pays pour m’enfoncer dans les jungles…
… Cela fait plus de 10 jours que j’ère au travers de ces fourrés denses. Mon compagnon de toujours, mon rat qui me suit depuis mon enfance a disparu une nuit. J’entends encore ses cris résonner dans ma tête. Quelles bêtes se cachent sous ces arbres? Heureusement que je dispose de mon don…
… Je suis épuisé. J’ai suivi (sans "t") mon instinct et me suis dirigé vers le nord est. J’ai découvert une caverne, mais je ne suis pas assez alerte pour vérifier si elle est occupée ou non. Tant pis, je m’y risque, cela ne pourra pas être pire que cette jungle...
… La fatigue et la faim ont du avoir raison de moi. Je ne me souviens même pas avoir passé le seuil de la caverne, et je me suis réveillé sur la roche, je ne sais combien de temps j’ai dormi, mais il fait déjà grand jour dehors. Maintenant que je suis reposé, je vais voir si je trouve des fruits ou des baies pour me nourrir, c’est ainsi que j’ai survécu jusqu’à présent, car fort heureusement cette jungle est riche en nourriture si on sait bien regarder…
… Je me suis bâfré de fruits, et après avoir constitué une réserve suffisante, je suis retourné à l’abri de la roche. Pour le moment, j’ai évité bien des bêtes, mais aucune ne s’est révélée être mon âme sœur. Que se passe t-il? La grotte à l’air grande, je vais tenter de l’explorer, il y a quelque chose en elle qui m’attire…
… Quand je l’ai vu, j’ai d’abord un mouvement de recul. Et puis attiré par son regard doré, je n’ai pu empêcher de m’avancer, complètement hypnotisé. C’est lui, c’est celui que je recherchais. Il était encore si jeune. Je l’ai pris dans mes bras, et nous sommes restés ainsi de longues heures, nos regards communiquant entre eux tout ce que nos âmes avaient à nous dire. Et puis il s’est écarté, et s’est secoué gentiment. Le lien était créé. Il s’agit d’un animal étrange, comme je n’en avais jamais vu. Il à le corps d’un lézard, ou d’un serpent à pattes, et la tête d’un gros félin, avec des crocs puissants pour son âge, et on distingue sur son dos de petits moignons qui deviendrons surement des ailes. Pour le moment il mesure à peine une cinquantaines de centimètres, mais j’ai dans l’idée qu’il grandira beaucoup plus, et qu’il deviendra un adversaire puissant. Il faut que je trouve d’où il vient…
… Il mesure désormais plus d’un mètre, ses ailes sont magnifiques. Il peut voler sur de courtes distances, mais je ne peux pas le chevaucher. Peut être qu’il grandira encore…
… Il mesure plus de 2 mètres, peut être trois. Je ne suis pas retourné chez moi, je peut désormais le monter, et nous survolons de nombreuses contrées. J’ai décidé de le laisser suivre son instinct, peut être m’emmènera-t-il vers les siens…
… Le survol de la mer a été très éprouvant pour nous deux. Nous avons atterri (sans "t") ce matin sur une petite île. Je crois que cette fois ça y est. J’ai aperçu dans le ciel d’autres créatures comme lui. Chose étrange, elles ne sont pas toutes constituées de la même manière, certaines ont corps félin et une tête d'aigle, d'autre un corps d'aigle et une tête de reptile, il y en a de toute sorte…
… J’ai réussi à leur faire comprendre de me suivre dans la jungle, les femelles y pondront leurs œufs. Nous avons notre armée. J’ai commencé à l’entraîner pour les futures batailles…
Manuel d’histoire [extrait]
C’est ainsi que Jauel nous sauva tous du joug des Ertz. Son armée de chimères une fois dressée (sans "s") repoussa rapidement les Ertz chez eux. La bataille fut rude, mais ils eurent peur devant nos montures, et ne purent y faire face, malgré leur technologie de pointe. Nous avons reconquis notre pays, et pouvons retourner à nos affaires. Depuis toutes ces années, nous avons découvert d’autres peuples, l’un d’entre eux, les Phrexes, est pacifique, et apprécie autant que nous la bonne chaire. Nous avons entrepris de bâtir des vaisseaux pour commercer avec eux, car leurs arts et certains de leurs produits comme leurs vins et leurs liqueurs sont très appréciables. Les Ertz seront dorénavant privés des ressources vitales à leurs travaux, mais ce n’est que justice. A cause de leur domination, nous avons du reculer nos frontières, et nous n’avons plus d’accès direct à la mer. Toutefois nous avons réussi à conserver une ville côtière, qui sera désormais notre port principal. Pour acheminer les marchandises, nous avons commencé la construction de canaux gigantesques, qui relieront nos villes par voies fluviales. C’est pour nous une nouvelle vie qui commence.
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